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Journée d'acclimatation. Aujourd'hui, lundi 22 janvier, la consigne est de ne pas bouger du refuge, pour nous acclimater sans effort à l'altitude, et pour nous réserver physiquement pour "le jour J". Mais la perspective de passer toute la journée à ne rien faire ne me réjouit guère, d'autant plus que le temps est splendide, si ce n'est un petit vent froid qui descend des hauteurs glacées. Aussi, dès le matin, je chausse les "Koflach" et je pars, appareil photo en bandoulière, pour une excursion qui me mène au camp de toile établi au pied même de l'Aconcagua, et qui est en fait le véritable camp de base de la voie normale. Pour accèder au camp, situé à 4300 mètres d'altitude, je traverse le bas du glacier du Horcones, qui couvre les flancs du Cerro Cureno, sommet de 5462 mètres.
L' après-midi, je repars pour une petite promenade jusqu'à 4600 mètres d'altitude, et je profite de la présence d'un minuscule lac alimenté par l'eau de fonte du glacier pour procéder à une bonne toilette ! Amateurs d'eau chaude s'abstenir ! Lorsque je regagne le refuge, je constate que l'acclimatation ne se fait pas sans mal : certains de mes camarades se sentent très fatigués et du reste ils ont le visage marqué. Au moins une raison à cela : le sommeil est sensiblement perturbé lorsque l'on séjourne en altitude, et les maux de tête chose courante, d'où un recours aux somnifères et à l'aspirine... Le benjamin de l'équipe est malade, peut-être victime de l'eau de boisson, limoneuse et douteuse, que nous traitons cependant à l'aide de pastilles purifiantes. En ce qui me concerne, à part un sommeil déficiant, je ne souffre pas, pour l'instant, des effets de l'altitude. Je verrais demain comment je me comporte au-dessus de 5000 ... |